Nous vous présentons le JuriZen de mai 2026 : un point pratique sur les désordres dans votre local professionnel (répartition des obligations bailleur/preneur et étapes à suivre en cas d’inaction) et un éclairage sur la réservation de vacances en ligne, pour savoir quand le droit de rétractation de 14 jours s’applique… et quand il ne s’applique pas.
Vous constatez des désordres dans votre local professionnel (infiltrations, humidité, chauffage défaillant, problèmes d’étanchéité…) qui perturbent votre activité, voire mettent en danger la sécurité de vos clients ? Il est essentiel de savoir à qui incombe la responsabilité et comment agir efficacement pour protéger votre exercice professionnel.
En matière de bail professionnel, le bailleur est tenu d’une double obligation (article 1719 du Code civil) :
Délivrer un local en bon état de réparations de toutes espèces.
Assurer la jouissance paisible des lieux pendant toute la durée du bail.
À ce titre, les grosses réparations (toiture, murs porteurs, canalisations principales, charpente) sont en principe à la charge du bailleur, sauf clause contractuelle contraire expressément stipulée dans le bail. En revanche, l’entretien courant du local, les réparations locatives mineures et certains travaux de remise en état peuvent être mis à la charge du preneur, selon les termes du bail.
Prenez des photos datées des désordres constatés.
Rédigez un descriptif précis des nuisances (fréquence, impact sur l’activité).
Conservez tous les échanges avec votre bailleur (mails, SMS, courriers).
Adressez une lettre recommandée avec accusé de réception à votre bailleur, en décrivant précisément les désordres constatés et en le mettant en demeure d’y remédier dans un délai raisonnable.
Plusieurs voies s’offrent à vous :
Lisez attentivement les clauses de votre bail relatives à la répartition des charges et travaux.
Conservez systématiquement la trace écrite de toutes vos démarches.
En cas de désordre important, faites appel à un expert (huissier de justice ou expert bâtiment) pour constater les dommages avant tout travaux.
Séjour réservé, hâte décuplée…, et si un imprévu venait tout bousculer ? Beaucoup de consommateurs pensent bénéficier automatiquement d’un délai de 14 jours pour se rétracter. La réalité juridique est plus nuancée.
Pour les contrats conclus à distance (internet, téléphone), l’article L. 221-18 du Code de la consommation prévoit un délai de rétractation de 14 jours calendaires, sans avoir à justifier de motif ni à payer de pénalité.
Ce droit de rétractation ne s’applique pas aux “prestations de services d’hébergement, autres que le logement à usage d’habitation, de transport de biens, de location de voitures, de restauration ou d’activités de loisirs qui doivent être fournis à une date ou une période déterminée” (article L. 221-28, 12° du Code de la consommation).
Concrètement, sont exclus du droit de rétractation :
En l’absence de droit de rétractation légal, ce sont les conditions générales de vente du prestataire qui s’appliquent. Elles peuvent prévoir des remboursements partiels selon le délai d’annulation. Lisez-les attentivement avant de réserver.
spécialiste de l’assurance des praticiens des médecines alternatives et complémentaires